Tunisie : « Une première victoire pour les ouvrières de Latécoère »

dimanche 29 juin 2014
par  Ruptures
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Tunisie : « Une première victoire pour les ouvrières de Latécoère »

Une bonne nouvelle pour les ouvrières de Latécoère

Souvenez-vous, en juin dernier, nous lancions un Appel Urgent pour dénoncer le licenciement abusif de plusieurs ouvrières qui montaient un syndicat afin d’exiger l’amélioration de leurs conditions de travail. Suite à notre appel et à la mobilisation de ses employées, l’équipementier aéronautique français a accepté de réintégrer 6 des 10 employées licenciées. Une bonne nouvelle pour les employées de Latécoère qui ne signifie pas autant la fin de cette lutte : quatre d’entre elles n’ont toujours pas été réintégrés, parmi lesquelles Sonia Jebali et Monia Dridi que nous avions interviewées en septembre dernier. Deux leaders syndicales ainsi que trois autres membres du syndicat ont d’ailleurs été condamnées à deux mois de prison ferme pour des actes de violence qu’elle n’ont pas provoqué mais subi lors d’une agression contre le secrétaire général du syndicat UGTT de la région de Ben Arous le 8 octobre 2012 au cours d’un rassemblement syndical. Elles ont bien entendu fait appel de cette décision. Peuples Solidaires continue de soutenir les ouvrières en lutte de Latélec : Nous serons attentifs à ce que la réintégration des six ouvrières soit effective et se fasse dans de bonnes conditions, et nous continuerons de demander la réintégration des quatre ouvrières toujours licenciées.
Rappel des faits. L’équipementier aéronautique français Latécoère, qui fournit de grands noms de l’aviation comme Airbus ou Dassault, est l’un des leaders mondiaux de son secteur. Mais il est moins performant quand il s’agit du respect des droits dans sa chaîne de production. Salaires de misère, heures supplémentaires abusives, insultes, problèmes de santé et de sécurité au travail… tel est le quotidien du personnel – majoritairement féminin – de l’usine tunisienne de Fouchana, où Latécoère fait produire des câbles aéronautiques. Et lorsque les ouvrières s’organisent en syndicat, la direction de l’usine ferme temporairement l’usine et licencie les « meneuses ». Continuez à faire pression sur Latécoère pour qu’elle change d’attitude ! Continuez à faire pression sur Latécoère pour qu’elle change d’attitude !

« Soutien à ces salarié-e-s de LATELEC-FOUCHANA en lutte »

Depuis plus d’un an et demi, un conflit social a lieu à Latelec-Fouchana dans la banlieue de Tunis.Il s’est notamment traduit par 10 procédures de licenciement contre des ouvrières en lutte dans cette entreprise. La direction voulait, entre autres, détruire le syndicat UGTT de Latelec-Fouchana, en licenciant les deux principales déléguées.

Latelec est la filiale de la multinationale française Latécoère qui fournit des équipements aux plus grandes compagnies de l’aéronautique comme Airbus et Dassault. Dans cette entreprise de câblage pour l’aéronautique, 80% des salariéEs sont des femmes.

Grâce à la mobilisation, les salariées de Latelec-Fouchana ont obtenu en mars 2014 des premières avancées.

Mais la direction a maintenu le licenciement de quatre ouvrières. Face à cela, elles ont commencé une grève de la faim le jeudi 19 juin. Elles ont été rejointes par deux salariés également licenciés dans une entreprise voisine, Leman industrie.