Intervention de Claire Villiers

jeudi 18 mars 2010
par  Ruptures
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Intervention de Claire Villiers, membre d’Alternative Citoyenne, ancienne Vice Présidente à la Démocratie Régionale du Conseil Régional d’Ile-de-France au meeting du 18 mars 2010 au zénith (Campagne électorale de la gauche, Elections Régionales 2010)

« Tu t’appelles Jean-Pierre, Natacha, Samuel, Leila … et tu n’as pas voté dimanche dernier pour le 1er tour des élections régionales

Tu n’es sans doute pas dans cette salle, mais nous t’avons rencontré dans ton quartier, à la porte de ton entreprise, à l’antenne de Pôle Emploi…

Tu n’as pas voté et tu nous avais prévenus, vous êtes tous les mêmes, vous ne venez que quand il y a des élections, Je n’ai plus de logement, je vais être en fin de droits Assedic : qu’est ce que vous faites pour moi ?

Tu n’as pas voté parce que tu n’es pas inscrit sur les listes : ça ne m’intéresse pas… Tu n’as pas voté parce que ce droit de vote que nous t’avions promis, tu ne l’as toujours pas : depuis 40 ans Madame je suis ici… Tu n’as pas voté parce que tu bosses ici, tu vis ici…mais tu n’as pas ces foutus papiers !

Je ne sais pas si nous te convaincrons de choisir dimanche prochain de coller une claque magistrale aux Pécresse, Blanc, Sarkozy, Lefèvre, Copé et consorts.

Je l’espère parce que c’est de ta vie, de celle de tes enfants qu’il s’agit.

Nous avons le choix :

- concurrence mortifère ou coopération créatrice ?

- Exclusion ou solidarité ?

- Ségrégation ou égalité ?

Dans quel monde, dans quelle région allons-nous vivre ?

Je partage ton sentiment d’extrême urgence

Je partage ton intuition que rien ne se règlera par de petits arrangements dans des salons feutrés.

Je ne te demande pas,

nous ne te demandons pas de « nous faire confiance » pour que ça aille mieux.

Dans le suffrage universel, il n’y a pas de grandes et de petites voix.

Chacun, chacune compte pour un.

Mais comme le disait le grand Jaurès : cette révolution est inachevée car nous n’avons pas conquis la souveraineté populaire, Celle qui place les besoins humains non pas avant, mais à la place des exigences du capital Celle qui veut être maitre de son destin, individuel et collectif Celle qui ne veut déléguer à quiconque, patron, expert, ou élu le soin de décider seul.

L’Ile de France que nous appelons de nos voeux ne se fera pas sans toi, sans tes exigences, sans tes colères, sans ta participation Nous sommes lucides, du moins je l’espère, si nous ne voulons pas que cette région tombe aux mains des prédateurs, nous aurons besoin d’un affrontement de grande ampleur.

Frappons en, ensemble les 3 coups dimanche prochain.

Et tu verras ce sera de nouveau

Un joli nom camarade ».

Parce qu’il mariera cerise et grenade…